Les vies extraordinaires de Thérèse Clerc
- 23 févr.
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Thérèse Clerc, une femme au foyer que rien ne destinait à devenir une entrepreneuse militante, engagée auprès d'autres vieilles femmes.
A 20 ans, comme la plupart des jeunes femmes de son époque, Thérèse Clerc se marie et mène une vie classique de femme au foyer. Mère de quatre enfants, elle occupe toutefois une activité peu commune de vendeuse pour un hebdomadaire chrétien, ce qui la mène à faire des rencontres inspirantes et à aiguiser son esprit critique. A 42 ans, Thérèse divorce et milite pour le droit à la contraception et à l'avortement. Elle s'achète un petit appartement à Montreuil où elle pratique des avortements clandestins sur la table de son salon. Son engagement auprès des femmes de son quartier est si fort qu'on la surnomme désormais "Thérèse de Montreuil".
A 73 ans, Thérèse Clerc fonde, à Montreuil, la « Maison des femmes » dédiée aux victimes de violence et aux femmes en insertion ou réinsertion.A plus de 80 ans, elle réalise son rêve en créant un lieu autogéré où les femmes peuvent « vieillir ensemble en citoyennes indépendantes, libres et utiles». Son projet rencontre des détracteurs au motif qu'il ne s'adresse qu'aux femmes mais Thérèse ne cède pas, la « Maison des Babayagas » ouvre fin 2012. A 88 ans, Thérèse Clerc meurt après avoir profondément aimé sa vie de vieille. Elle avoue dans "Les Invisibles", le documentaire de Sébastien Lifshitz "j'ai complètement occulté ma première vie où je me suis profondément ennuyée".



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