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Industrie funéraire et deuil en entreprises : les invisibles

  • 1 janv. 2025
  • 1 min de lecture

Il y a ce chiffre, tombé comme une claque dans un post de Sylvestre Olgiati, dirigeant de Funepro, une entreprise de pompes funèbres :

« 68 600 décès en janvier 2025, selon l’INSEE. Soit presque 9% de plus qu’en janvier 2024. Et près de 5% de plus que le mois le plus meurtrier du Covid. »

Le monde funéraire est sous pression : fossoyeurs, agents de crématorium, thanatopracteurs… Des métiers que l’on ne regarde jamais, Platypus va y remedier car ils ont à nous apprendre.Ce chiffre-là ne dit pas seulement la pression sur les services funéraires.Il dit aussi ce que vivent les vivants.

Derrière chaque mort, il y a un salarié endeuillé. Une équipe qui vacille. Un manager démuni. Des collègues qui ne savent pas comment réagir.Et trop souvent : une entreprise qui n’a rien prévu.

C’est là que la question du deuil devient une question de management, de culture d’entreprise, de soin collectif.

Aujourd’hui, 1 manager sur 3 a déjà été confronté à un salarié en deuil.Mais plus de 50% des services RH n’ont aucune procédure, aucune formation, aucun cadre.

Alors les équipes improvisent. Elles font ce qu’elles peuvent, avec leurs mots, leur silence, leur gêne. Et parfois, c’est pire que de ne rien faire : parce qu’on blesse, ou parce qu’on ignore.

Le deuil ne se gère pas. Il s’accompagne. C’est ce que nous explique Sarah Dumont, fondatrice de Happy End dans l’interview à lire dans ce numéro treize de La Lettre de Platypus.

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